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Une bande dessinée porno : C’est quoi ?

Le rapport entre bande dessiné et érotisme n’est pas apparu hier. Durant les années soixante et soixante-dix, les crayons travaillent afin de donner vie à la bande dessinée porno dont le chef de fil n’était autre que l’auteur italien Crepax en revisitant des œuvres classiques telles que « Justice ou les malheurs de la vertu du Marquis de Sade », « Vénus à la fourrure » ou encore « Emmanuelle ».

Désormais, la conception de bandes dessinées érotiques semblent ne pas avoir de limites et le problème esthétique est devenu important. Voyons ensemble qu’est-ce qu’une bande dessinée porno ainsi que ses spécificités.

Qu’est ce qu’une BD porno et érotique ?BD erotique

La bande dessinée porno est un style de BD dédié à l’érotisme ainsi qu’à la pornographie. On l’appelle également « bande dessinée pour adultes ». Initialement relégué à la non légalité ou à un érotisme fortement surveillé, elle évolue réellement à partir des années 1960 dans les États-Unis (par le biais de l’underground) et en France (grâce à des publications d’éditeurs d’art).

La confirmation croissante de la liberté d’expression accroît son grand développement dans les années qui suivent, avec notamment les auteurs Guido Crepax ou Georges Pichard. Elle tend toutefois à disparaître en tant que telle puisqu’au début 1980, l’érotisme devenant en Europe partie totale de la majorité de la production adressée aux adultes tandis que la BD pornographie prend son élan.

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C’est aussi à ce moment-là qu’apparaît réellement la BD pornographique au Japon. Avec le débarquement d’Internet ainsi que la pénétration des BD asiatiques dans l’Occident, la bande dessinée érotique rencontre un nouvel élan, tout en demeurent un style de bande dessinée assez mineur.

Mais au final, qu’est ce qu’une BD ?

Une bande dessinée (fréquemment raccourci en bédé ou BD) et une sorte d’expression artistique, couramment caractérisée comme le 9ème art, employant une juxtaposition de dessins (ou d’autres sortes d’images fixes mais pas seulement photographiques), articulés en scénarios narratifs et le plus fréquemment doublés de textes (dialogues, onomatopées, narrations). La bande dessinée peut caractériser, en fonction du contexte, le style d’expression ce qui signifie en tant que telle, mais également l’outil qui supporte la BD (livres de multiples formes, support numérique).

Sa création est due à Rodolphe Töpffer au 19ème siècle, Richard Felton Outcault avec l’œuvre « The Yellow Kid » est aussi un des ancêtres du style. En ce qui concerne l’Amérique du Nord, la bande dessinée est appelée « comics » et devient populaire au commencement du 20ème siècle. Un développement pertinent apparaît en 1930 avec la création de la BD de super héros où la tête d’affiche est Superman, protagoniste conçu en 1938 dans Actions Comics.

Lexique de la BD

Voici le lexique de la bande dessinée :

  • Case : vignette contenant un dessin (non obligatoire dans une BD) ;
  • Strip (terme anglais signifiant « bande ») : suite de cases, situées sur une ligne ;
  • Planche : totalement de cases, souvent situées sur plusieurs lignes. On sert fréquemment de ce mot lors du document original. L’auteur donne des numéros à sa planche. La numérotation des planches n’équivaut pas obligatoirement à la numérotation des pages ;
  • Bulles : textes situés dans les vignettes, elles servent à la transcription des échanges des protagonistes de l’histoire. Les bulles sont fréquemment rondes mais peuvent être également rectangulaires. Lorsqu’il s’agit de pensées ou de rêves, elles prennent la forme d’un nuage ;
  • Récitatifs : panneaux fréquemment placés au bord des vignettes et permettant les commentaires en « voix off » afin d’apporter des renseignements sur le temps et le lieu ou bien pour des renseignements servant à la compréhension ;
  • Cartouches : cases rectangulaires placées en haut de la vignette qui servent à l’auteur d’indiquer un changement de lieu, de moment, etc. ;
  • Onomatopées : mots ou icônes évoquant un bruit, une pensée ou une action. Les mangas se servent de cela afin d’évoquer des sentiments ;
  • Album : recueil de planches pouvant appartenir à une série semblable, un même auteur ou encore un même sujet. On parle originellement d’album pour les ouvrages cartonnés et reliés dans un format similaire au A4 ;
  • Série : ensemble d’albums connectés par un sujet ou un protagoniste, souvent dans un sens chronologique.

Où est-elle née ?tijuana bible bd coquine

Partagés dans l’illégalité à l’arrière des bars, dans les garages ou bien dans les rues, ces livres miniatures ont rencontré un grand succès pendant la Grande Dépression. Le mot « bible » ramenait au format minimaliste du livre tandis que le terme « Tijuana » lui donnait une connotation exotique. Ainsi, on vit apparaître les Tijuana Bibles. On les surnommait également par de nombreux autres noms afin de ne pas reconnaître l’auteur ainsi que le lieu d’écriture.

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Les Tijuana Bibles demeurent les premières bandes dessinées érotiques aux États-Unis. Elles faisaient le portrait étonnant de nombreux personnages et personnes populaires. Les dates réelles des publications de ces BD ne peuvent être connues que par les manifestations ou les séries qui y sont relatées. Après la 2nd GM, la popularité de ces publications déclina. On ne sait l’identité d’aucun auteur de ce genre de livres. On entend toutefois parler de Wesley Morse comme dessinateur d’un certain nombre de ces publications.

Caractéristiques d’une Tijuana Bible

Une Tijuana Bible présente les dimensions de 10 x 15 centimètres. Elle était imprimée grâce à de l’encre noire sur du papier peu cher, fréquemment du papier journal. Elle proposait huit pages. Ces petits livres caricaturaient des personnes célèbres telles que Greta Garbo ou Mae West ainsi que des protagonistes de BD. Elles prennent pour mire des séries comme Little Orphan Annie, Jikes, Popeye, Mickey Mousse. Les parodies érotiques étaient les plus appréciées.

Elles abordent aussi le sujet des stéréotypes présentes dans la société américaine (les asiatiques, les caïds, …). A présent, il est compliqué de trouver des Tijuana Bibles. On en fait la collection en majorité aux États-Unis, pour une cote moyenne situé de 50 à 100 dollars même si certains modèles sont vendus bien plus chers. Le record est aujourd’hui détenu par un exemplaire caricaturant Mickey Mouse et Donald Duck, acheté à 504 dollars en décembre de l’année 2002.

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